[Sur les piquets de grève] Les cheminot.e.s des ateliers d’Oullins mobilisé.e.s contre le décret socle et la loi travail

A l’appel de la CGT, SUD et l’UNSA, un mouvement de grève illimitée a débuté ce mercredi 1er juin à la SNCF. Des négociations sont en cours entre les syndicats et la direction de la SNCF autour de la convention collective des cheminot.e.s. Le décret socle qui viendrait remplacer l’actuelle convention (RH77) prévoit notamment l’augmentation du temps de travail annuel (1607h contre 1568h), la diminution des temps de repos, l’augmentation des amplitudes horaires ou encore des pertes financières sur les temps de trajets. A Oullins, s’ajoute la fermeture annoncée des ateliers et la réduction de 50% des effectifs déjà entamée. Au-delà de ces revendications spécifiques, les cheminot.e.s se mobilisent également contre la loi travail qui touche l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public.… Lire la suite

Du côté de chez vous : en manif à Montpellier

Du côté de chez vous : en manif à Montpellier
À Montpellier, la 8e journée de mobilisation intersyndicale a rassemblé plus de 3000 manifestants et manifestantes ce qui démontre clairement que la mobilisation repart à la hausse puisque nous étions autour de 2000 jeudi dernier. Environ 150 personnes ont continué une manifestation sauvage dans une ambiance combative en criant leur mépris du gouvernement, de la loi travail, des flics et plus globalement de la société capitaliste. Les participant-e-s à cette manifestation ont ensuite rejoint l’AG de lutte qui a conclu sur la nécessité de mener rapidement des actions de blocages économiques et d’organiser jeudi prochain une journée de luttes avec les syndicalistes pour ne pas attendre la mobilisation du 14 juin.… Lire la suite

[Sur les piquets de grève] Les grévistes de Feyzin ne veulent pas d’une grève par procuration !

Depuis le vote de l’arrêt des installations de la raffinerie de Feyzin lors d’une Assemblée Générale vendredi 20 mai, plus une goutte de carburant ne sort des installations. Pas de blocage, donc, ce mercredi, mais des travailleurs en grève. Lesquels rigoleraient sans doute pas mal à l’idée de voir la force publique venir « débloquer » la raffinerie et, pourquoi pas, mettre à l’oeuvre son savoir-faire en matière de raffinage de pétrole brut. Les grévistes apparaissent déterminés : ils sont en tout cas largement soutenus sur leur piquet de grève par d’autres travailleur/ses, par des étudiant-e-s, organisé-e-s ou non. Mais ce soutien n’est pas complet sans l’expansion de la grève à d’autres secteurs d’activité, sans la solidarité en acte des salarié-e-s.… Lire la suite

Du côté de chez vous : en manif à Quimper

Du côté de chez vous : en manif à Quimper
A se compter place de la Résistance à Quimper, préfecture bourgeoise et somme toute peu dynamique du Finistère, on n’aurait pas cru s’engager dans une démonstration de combativité. Quantitativement, ça ne ressemblait pas aux beaux jours : à peu près 1000 manifestants, pas mal pour Quimper mais bien en deçà de la mobilisation de 2010. En revanche, la composition du cortège mérite qu’on s’y arrête : pas de fonctionnaires – à l’exception des secteurs en lutte propre – et une ambiance très « working class ». Parmi la présence ouvrière visible, un cortège très déterminé de l’usine des Filets Bleus (200 salariés au total pour une usine passée sous contrôle du groupe Intermarché récemment), dont les chaînes sont à l’arrêt aujourd’hui, grève suivie oblige.… Lire la suite

49-3 Notre fronde, c’est la rue

49-3 Notre fronde, c’est la rue
L’usage de l’article 49-3 de la constitution est devenu courant, ces dernières années. Il a permis d’imposer bien des réformes anti-ouvrières qui sinon auraient demandées un examen plus long, devant le parlement, avec le risque de voir se développer des mobilisations. Aujourd’hui, c’est la crise au sein du groupe parlementaire socialiste qui motive son emploi, bien des députés s’interrogeant sur les modalités de leur ré-élection. Comment se présenter devant des circonscriptions où ils doivent chercher à gagner une frange de l’électorat ouvrier, dans le cas où ils seraient associés à la loi travail ? Avec l’emploi du 49-3, celles et ceux qui crient à la démocratie bafouée se font des illusions sur ce qu’est la démocratie bourgeoise, ou souhaitent entretenir de telles illusions.… Lire la suite

Pour une analyse féministe de la loi travail: plus que jamais féministes et révolutionnaires !

Pour une analyse féministe de la loi travail: plus que jamais féministes et révolutionnaires !
On relaye ici le texte de nos camarades du groupe féministe matérialiste de Lyon   La loi travail, c’est la loi du capital par excellence : elle reprend de vieilles recettes pourtant déjà bien usées, elle vise la division de tou.te.s les prolétaires pour les exploiter au maximum et ainsi s’octroyer une belle augmentation du taux de profit. Avec ce nouveau missile, les capitalistes s’assurent non seulement de tirer vers le bas les conditions matérielles d’existence de tou.te.s mais aussi d’accroître les inégalités entre les salarié.e.s. Les plus précaires sont acculé.e.s à toujours plus de misère dans cette double logique : détruire les acquis de tou.te.s et s’attaquer encore plus durement à celles et ceux qui subissent déjà le plus gravement les horreurs du capitalisme.… Lire la suite

Loi travail : loi du capital

Loi travail : loi du capital
Dans la société capitaliste, nous qui n’avons que notre force de travail à vendre pour subvenir à nos besoins sommes sans cesse renvoyés à l’isolement. Nous devons sans relâche négocier les conditions de la vente de notre force de travail dans les limites déterminées exclusivement par ceux qui nous exploitent. D’abord pour trouver un emploi, ensuite pour que cet emploi nous permette de survivre. La plupart du temps, ceci passe par la concurrence de tou-te-s contre tou-te-s : tel travail ou telle promotion, je l’obtiens au détriment d’un-e autre.  Dans le cadre de luttes collectives, cette mise en concurrence des travailleurs/ses se révèle tout aussi opérante.… Lire la suite

Grève des ouvriers de Honda à l’usine de Tapukara

(à la frontière de l’Etat du Rajasthan et de l’Haryana, Inde)

Grève des ouvriers de Honda à l’usine de Tapukara
Le matin du 16 février, un superviseur a agressé un travailleur contractuel (dans les grandes industries indiennes, la main d’œuvre est divisée en catégories – permanents, contractuels, apprentis – qui effectuent souvent les mêmes tâches mais disposent de droits et de salaires très différentiés ; depuis une dizaine d’années, la part des travailleurs précaires n’a cessé de croître et les quelques victoires obtenues dans les luttes n’ont bénéficiées qu’aux travailleurs permanents, accentuant encore ainsi la fragmentation et la division des travailleurs) qui refusait de faire des heures supplémentaires. Le travailleur se plaignait de la surcharge de travail qui lui avait déjà été imposée.… Lire la suite

« Pétrole contre nourriture » : le vrai visage de la politique étrangère française

Le verdict du procès en appel « pétrole contre nourriture » va être rendu le 26 février prochain. Cette affaire de corruption est une illustration particulièrement révélatrice de l’impérialisme de l’État français sous sa forme la plus caricaturale et la plus agressive. Même si le procureur a requis 750 000 euros d’amende contre les accusés, nous ne nous faisons pas beaucoup d’illusion sur la décision que la justice de classe va rendre. Toutefois, il nous semble intéressant de revenir sur cette affaire à l’heure où Total tente de reprendre pieds sur le territoire irakien. Total1 se vante d’être présente en Irak depuis les années 1920 avec l’exploitation de puits de pétrole à Kirkouk, soit dès les premières années d’existence de cet État crée de toutes pièces par le colonialisme.… Lire la suite

Réforme du travail : pas d’autre choix que la lutte !

Réforme du travail : pas d’autre choix que la lutte !
Si quinze ans d’attaques contre les salarié.e.s ont créé des brèches considérables dans les dispositions légales protégeant les travailleurs.ses de la surexploitation, la loi El Khomri dont le contenu a été annoncé vise à liquider les côtés protecteurs essentiels qui subsistaient dans le code du travail. Si cette loi venait à être adoptée – et le gouvernement a annoncé sa volonté de l’imposer rapidement en usant du 49-3 – ses effets seraient considérables non seulement sur les conditions de travail, mais également sur les aspects les plus élémentaires de la santé et la sécurité des travailleurs, à travers : – La baisse des salaires et la modulation du temps de travail décidées librement par l’employeur à qui il suffira d’arguer de la conjoncture économique et qui pourra licencier les récalcitrants pour «cause réelle et sérieuse».… Lire la suite

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